Accord climat pour partenaires divergents

06/11/2017

La COP 23 recense 19 000 participants pour cette édition. Crédit cop23.unfccc.int

 

La 23e conférence climat de l’ONU est administré par le Premier ministre fidjien Frank Bainimarama. Elle démarre sous un vent de malaise emmené par les contradictions américaines.

 

L'année 2017 atteint des «​ record en termes de coût humain, social et économique des catastrophes naturelles », indique le programme de l’ONU pour l’environnement.

La 23e Conférence des Nations unies sur le climat (COP) commence lundi 6 novembre à Bonn, en Allemagne. Le chef de gouvernement des îles Fidji préside l’assemblée durant deux semaines. Les conséquences du réchauffement climatique sur ce petit archipel du Pacifique l’érigent en symbole de la COP 23. Le niveau de la mer du sud monte de six millimètres par an et la menace permanente de violents cyclones plane. En plus des inondations en série, la salinisation des terres agricoles côtières les rend incultivables. « Nous affrontons une situation dans laquelle un seul événement qui frapperait directement les Fidji serait susceptible d’annihiler des années de développement et nous ferait repartir des dizaines d’années en arrière », alerte Frank Bainimarama, le Premier ministre fidjien, qui devrait exhorter la communauté internationale à accélérer la mise en œuvre de l’accord de Paris. 

 

Un traité d’actualité

 

L’objectif de la COP 21 en 2015 : contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C. L’engouement des 170 états ayant ratifié l’accord de 2015 faiblit. Les Etats-Unis, deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre, annonçaient en juin dernier leur retrait du traité. Cette décision du président Donald Trump, heureux climatosceptique, a entraîné la création d’un mouvement d’opposition : We Are Still [Nous sommes toujours dans l’Accord de Paris, ndlr]. Des états, villes, entreprises, investisseurs et universités américains se rassemblent pour s’assurer de l’engagement continu des Etats-Unis. « C’est l’autre voix de l’Amérique, de ceux qui ont compris que le réchauffement était une énorme menace pour notre sécurité mais aussi une formidable opportunité économique, portée par l’essor des énergies renouvelables », affirme Alden Meyer, militant du mouvement.

Audrey Yemo

 

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