Krill Bill : la pêche à tout prix !

14/03/2018

Greenpeace vire au rouge. L’organisation internationale pour la protection de l’environnement et de la biodiversité, a rendu public son rapport alarmant sur la pêche au krill mardi 13 mars 2018. « Licence to krill, le monde mal connu de la pêche antarctique » lance un appel.

Le krill antarctique près d'une pierre dans un aquarium. Crédit : PilipenkoD

 

 

Carton jaune

 

Ces petites crevettes aux corps translucides présentes dans l’océan l'Antarctique forment des essaims denses qui peuvent s'étendre sur des dizaines de kilomètres. Le krill entre dans l’alimentation de base des cétacés, des phoques, des manchots, des calmars et des poissons. Greenpeace estime sa biomasse à près de 379 millions de tonnes, dont la moitié permet l’alimentation de différentes espèces sous-marines. La Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) a fixé le quota de pêche de krill à ne pas dépasser. Greenpeace mentionne dans son rapport que le maximum de 620 000 tonnes autorisé par an a été atteint plusieurs fois depuis 2010.

 

 

Objet de toutes les convoitises

 

Les besoins dans le domaine de la santé et les tendances bien-être se multiplient en Chine ainsi qu'au Japon. L'Asie-Pacifique deviendrait le plus grand marché d'oméga-3 d'ici 2025, d'après le récent rapport de Greenpeace. Crédit : Nehruresen

 

Le marché de l’huile de krill s’estimait à environ 204 millions de dollars en 2015 et devrait doubler d’ici quelques années, selon Greenpeace. L’espèce Euphausia superba sert à la pisciculture d’animaux de compagnie et de fermes, à la production de produits pharmaceutiques ainsi que des compléments alimentaires riches en oméga-3.

La pêche intensive de krill répond aux besoins des consommateurs et pourrait fragiliser la chaîne alimentaire marine. « Cette pêcherie symbolise l’absurdité d’un monde où l’on veut pêcher toujours plus loin, plus profond, dans des circonstances extrêmes alors que l’on connaît mal cette espèce, clé de voûte de tout l’écosystème. », signale Hélène Bourges, responsable de la campagne Océans à Greenpeace France. 

 

Greenpeace lance un appel pour une collaboration internationale entre gouvernements, entreprises et sociétés civiles. L'objectif : créer un réseau à grande échelle d'océans sanctuaires [zone de protection marine, ndlr], y compris l’océan antarctique. Le projet vise la protection d’au moins 30% des océans du monde d'ici 2030.

Audrey Yemo

 

 

 

 

 

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